Casino en ligne Suisse : le bilan de 2025 où seuls les premiers survivent

Croissance en berne, fermetures en cascade et concentration galopante : le marché helvétique du casino en ligne traverse une phase de maturation accélérée. Entre le retrait fracassant de Barrière et l'arrivée timide de nouveaux entrants, l'année 2025 rebat les cartes d'un secteur où seuls les premiers arrivés semblent tirer leur épingle du jeu.
Casino en ligne Suisse : le bilan de 2025 où seuls les premiers survivent

⚡ L’essentiel à retenir sur le bilan du marché du Casino en ligne Suisse en 2025

✅ Ralentissement net : la croissance passe de +8,5 % en 2024 à seulement +1-2 % en 2025

✅ Concentration record : le Top 3 (MyCasino, Starvegas, Pasino) capte plus de 44 % du marché

✅ Deux fermetures majeures : Gamrfirst (Barrière) et Goldengrand (Bâle) jettent l’éponge

✅ Le marché illégal pèse toujours 40 % : 180 M CHF échappent à la régulation

✅ 12 casinos en ligne autorisés : un record depuis la légalisation de 2019

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Un marché en croissance, mais qui s’essouffle

Les chiffres sont là, mais ils racontent une histoire plus nuancée qu’il n’y paraît. En 2024, les dix casinos en ligne autorisés par la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) ont affiché une performance honorable qui masque pourtant une réalité plus contrastée pour 2025 comme le souligne nos confrères du site Les-Enjeux.com.

309,9 M

CHF de PBJ en 2024

+8,5 %

Croissance 2024

+1 à 2 %

Croissance 2025

Car depuis le début de l’année, le rythme s’est nettement ralenti. La croissance annuelle plafonne désormais entre +1,2 % et +2 %, loin des progressions à deux chiffres observées dans les premières années post-légalisation. Le marché suisse des jeux en ligne, autorisé depuis l’entrée en vigueur de la Loi fédérale sur les jeux d’argent (LJAr) le 1er janvier 2019, semble avoir atteint un palier.

Ce ralentissement s’explique par plusieurs facteurs conjoncturels. D’abord, l’effet de nouveauté s’est estompé. Les joueurs suisses qui souhaitaient migrer vers les plateformes légales l’ont majoritairement fait. Ensuite, la concurrence féroce des opérateurs illégaux continue de peser.

⚠️ Le fléau du marché illégal

Selon une étude KPMG, les casinos en ligne non autorisés captent encore 40 % du marché, générant 180 M CHF de PBJ par an. Manque à gagner pour l’AVS : 75 millions de francs annuels.

La concentration, clé de lecture du marché

Si le gâteau global ne grossit presque plus, chaque part gagnée l’est forcément au détriment d’un autre. Et dans ce jeu de chaises musicales, les leaders creusent l’écart.

🥈

Starvegas.ch

2ᵉ position

🥇

MyCasino.ch

98,4 M CHF

🥉

Pasino.ch

22,4 M CHF

En tête de classement, MyCasino.ch, la plateforme adossée au Grand Casino de Lucerne, trône avec un PBJ de 98,4 millions de francs en 2024, captant à elle seule près d’un tiers du marché légal. À eux trois, les leaders concentrent plus de 44 % du chiffre d’affaires total du secteur.

📊

> 44 %

Part de marché captée par le Top 3

Cette domination n’est pas le fruit du hasard. Les opérateurs entrés précocement sur le marché – certains dès 2019, soit avant la crise sanitaire – ont bénéficié d’un timing providentiel et sont parmi les meilleurs sites de casinos en ligne de Suisse. La fermeture temporaire des casinos physiques pendant la pandémie a mécaniquement redirigé les joueurs vers les plateformes en ligne. Ceux qui avaient déjà leur vitrine numérique ont capté cette clientèle et ne l’ont plus lâchée.

Pour les retardataires, la marche s’est révélée autrement plus haute. Et c’est précisément ce qu’a découvert à ses dépens le groupe Barrière.

Barrière jette l’éponge : la fin de Gamrfirst

L’annonce a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le petit monde des casinos helvétiques. Le 30 octobre 2025, le groupe français Barrière a officiellement mis fin à son activité de jeux en ligne en Suisse, opérée sous la marque Gamrfirst. Lancée en 2021 et adossée à la licence du Casino Barrière de Montreux, la plateforme aura permis à plus de 80 000 joueurs de découvrir l’univers numérique du groupe. Mais cela n’aura pas suffi.

7,25 M

CHF de PBJ en 2024

< 3 %

Part de marché

30

Emplois supprimés

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. À la fin de l’exercice 2024, Gamrfirst se classait à l’avant-dernière position du marché. Bien loin des 22,4 millions générés par Pasino.ch et des 98,4 millions de MyCasino.ch. Arrivé avec deux ans de retard sur les pionniers, le groupe français n’a jamais réussi à combler l’écart.

Le groupe assure avoir mis en place un plan d’accompagnement social. Près de 20 % des collaborateurs ont déjà été reclassés dans les casinos terrestres de Montreux et Fribourg. À noter que les trois casinos physiques de Barrière en Suisse (Montreux, Courrendlin, Fribourg) continuent leurs activités – même si celles-ci souffrent également. Entre 2023 et 2024, le PBJ des établissements Barrière a chuté de 14 %, contre une moyenne nationale de -5,8 % pour les casinos terrestres.

Bâle aussi ferme boutique, Mendrisio prend le relais

Gamrfirst n’est pas le seul à avoir baissé le rideau en 2025. Le 1er août, le Casino de Bâle cessait lui aussi son activité en ligne sur la plateforme Goldengrand.ch. Deux fermetures en quelques mois qui illustrent la brutalité d’un marché où la place est comptée.

Mais le paysage n’est pas fait que de départs. Le 16 juillet 2025, le Casino Admiral de Mendrisio a lancé sa propre plateforme, Admiral.ch, après avoir obtenu l’extension de sa concession en février. Une arrivée tardive qui lui a permis de capter environ 1,17 % du marché – un score modeste mais honorable pour un nouvel entrant.

Le tableau chronologique de 2025 pour le marché des casinos en ligne Suisse

Date Événement
Janvier 2025 Entrée en vigueur de l’accord Suisse-Liechtenstein sur les interdictions de jeu
26 février Extension de concession accordée au Casino Admiral de Mendrisio
16 juillet Lancement d’Admiral.ch
1er août Fermeture de Goldengrand.ch (Casino de Bâle)
30 octobre Fermeture de Gamrfirst (Groupe Barrière)
Décembre Ouverture prévue du nouveau casino de Winterthur
🎰

12

Casinos en ligne autorisés — un record depuis 2019

Un cadre réglementaire renforcé

Parallèlement à ces mouvements de marché, 2025 a vu plusieurs avancées réglementaires significatives. Depuis janvier 2025, un accord transfrontalier inédit lie la Suisse et le Liechtenstein : les interdictions de jeu prononcées dans l’un des deux pays s’appliquent désormais automatiquement dans l’autre.

L’effet a été immédiat : depuis l’entrée en vigueur de l’accord, le chiffre d’affaires des casinos liechtensteinois a fortement baissé, preuve que de nombreux joueurs interdits en Suisse continuaient à s’y rendre. La Fédération Suisse des Casinos plaide désormais pour étendre ce dispositif aux pays frontaliers – notamment la France, où le Casino de Blotzheim se trouve à seulement 12 minutes de celui de Bâle.

Sur le plan des concessions, le paysage a également été redessiné. Les licences des 21 casinos terrestres suisses ont expiré fin 2024, et le Conseil fédéral a attribué de nouvelles concessions valables pour la période 2025-2044.

Indicateur Valeur
PBJ total 2024 (casinos légaux) 309,9 millions CHF
Leader du marché (MyCasino.ch) 98,4 millions CHF
Part de marché du Top 3 > 44 %
Part de marché illégal ~40 %
Casinos en ligne autorisés 12
Nouvelles concessions 2025-2044
Nouveaux casinos terrestres Winterthur + Lausanne

Quelles perspectives pour 2026 ?

L’année 2025 aura donc été celle d’une forme de normalisation pour le marché suisse des casinos en ligne. La croissance est désormais organique, les positions se figent, et les acteurs fragiles sont éjectés. Dans ce contexte, trois tendances méritent d’être surveillées.

🔮 Les 3 tendances à surveiller

1. L’évolution de la concentration — Si le Top 3 continue de capter plus de 44 % du chiffre d’affaires, l’entrée de nouveaux acteurs comme Admiral.ch pourrait-elle redistribuer les cartes ? Les exemples de Gamrfirst et Goldengrand montrent qu’arriver tard sur un marché déjà structuré relève du parcours du combattant.

2. La question du marché illégal — Avec 40 % de parts de marché, les opérateurs offshore restent le principal frein à la croissance des casinos légaux. La Suisse dispose d’outils de blocage, mais leur efficacité demeure limitée face à l’usage des VPN.

3. La restructuration post-sorties — Les volumes libérés par Goldengrand et Gamrfirst seront redistribués aux acteurs restants. Une aubaine pour les leaders, qui pourraient voir leur position encore renforcée.

L’état actuel du marché suisse des casinos en ligne se révèle assez classique : celle d’un secteur qui, après une phase d’euphorie initiale, entre dans l’âge de la maturité. Les pionniers ont pris leurs marques. Les retardataires en paient le prix. Et la Suisse, fidèle à ses traditions, préfère la qualité à la quantité – quitte à voir son marché rester plus petit que celui de ses voisins européens.

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Photo de Simon Richomme
Simon Richomme

Responsable éditorial pour la section Casino et cofondateur de Tirage-Gagnant.com depuis 2013. Rédacteur et joueur de roulette et de blackjack régulier en casino, il mêle ses compétences techniques avec sa passion du jeu.

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