Prix de France 2026 : trois doublés historiques en jeu dimanche à Vincennes
🔔 L’essentiel à retenir sur ce Prix de France 2026 : les doublés potentiels
- ✅ Hokkaido Jiel vise le doublé Prix d’Amérique + Prix de France, accompli par 13 trotteurs dans l’histoire
- ✅ Go On Boy, tenant du titre, peut enchaîner deux Prix de France consécutifs — un exploit que seul Bold Eagle a réussi récemment (2016-2017)
- ✅ Iguski Sautonne, vainqueur du Prix de Cornulier, tente un doublé Cornulier-France réalisé une seule fois en 45 ans
- ✅ La course se dispute sur 2 100 mètres en autostart, dimanche 8 février à 15h15, avec 13 partants
- ⚠️ Trois scénarios simultanés pour un seul vainqueur : l’édition 2026 est unique dans l’histoire de la course
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Un Prix de France pas comme les autres
Le Prix de France est souvent présenté comme la « revanche officielle » du Prix d’Amérique. Plus courte, 2 100 mètres contre 2 700 et lancée derrière l’autostart plutôt qu’en départ volté, cette Speed Race récompense la pure vitesse. Mais l’édition 2026 dépasse le simple cadre de la revanche.
Pour la première fois, trois doublés d’exception sont simultanément en jeu dans la même course. Chacun porte en lui une histoire singulière, un défi sportif hors norme et un protagoniste qui n’a rien d’un figurant. Dimanche à Vincennes, les amateurs de trot attelé auront l’embarras du choix pour savoir quelle légende en construction observer en priorité.
Hokkaido Jiel : prolonger le rêve de l’Amérique
Le 25 janvier dernier, Hokkaido Jiel a créé la surprise en remportant le Prix d’Amérique à 9 ans, sous les ordres de Franck Nivard. Le fils de Brillantissime, entraîné par Jean-Luc Dersoir, a offert à son entourage le plus beau des cadeaux de début d’année. Reste désormais à valider l’exploit dans la foulée.
Le doublé Amérique-France est le Graal du trot hivernal. 13 trotteurs l’ont accompli dans l’histoire, le dernier en date étant Idao de Tillard en 2024. Rares sont ceux qui ratent la marche : le vainqueur de l’Amérique figure presque toujours dans le haut du classement du Prix de France. La logique est simple — le meilleur cheval du mois de janvier reste généralement le meilleur deux semaines plus tard.
Hokkaido Jiel aura en outre un allié de poids dans le sulky : Franck Nivard. Le driver de 46 ans affiche un bilan presque irréel dans cette épreuve. Depuis 2016, il a terminé dans les quatre premiers du Prix de France neuf fois sur dix, avec six victoires au compteur. Et il a déjà signé trois doublés Amérique-France dans sa carrière : avec Ready Cash en 2011, puis avec Bold Eagle en 2016 et 2017.
Côté statistiques hippiques, le tableau est tout aussi encourageant. Pieds nus sur 2 100 mètres à Vincennes, Hokkaido Jiel affiche 86 % de réussite dans les cinq premiers (6 courses sur 7). Un chiffre qui donne confiance, même si la concurrence sera autrement plus relevée qu’en préparatoire.
💬 Franck Nivard après le Prix d’Amérique
« Je l’ai couru vingt fois et j’ai terminé dix fois premier ou deuxième. On peut dire que cette course me réussit ! »
Go On Boy : défendre son titre et laver l’affront
On change de registre avec Go On Boy, mais pas de décor. Le tenant du titre du Prix de France, victorieux en 2025, revient à Vincennes avec une motivation décuplée. Il faut dire que le hongre pardon, l’étalon de 8 ans, les hongres étant exclus de la course, a un sérieux contentieux à régler avec l’hiver 2026.
Lors du Prix d’Amérique du 25 janvier, Go On Boy animait la course avec panache avant d’être disqualifié. Un coup dur pour Richard Derieux, son driver-entraîneur, qui n’a pas caché sa déception. Le Prix de France tombe donc à pic : la revanche est servie sur un plateau de cendrée.
Sportivement, un deuxième Prix de France consécutif serait un accomplissement de premier ordre. Neuf chevaux y sont parvenus dans l’histoire de la course, parmi lesquels le légendaire Ourasi, qui l’a réalisé trois fois de suite (1986, 1987 et 1988). Plus récemment, Bold Eagle avait signé le doublé consécutif en 2016-2017. Depuis, personne n’a réédité l’exploit.
Go On Boy partira du couloir 5, un bon emplacement à l’autostart, et sera le seul cheval ferré (F4) du lot. Un détail qui peut peser sur 2 100 mètres lancés. Mais le tenant du titre a prouvé l’an passé qu’il savait s’imposer dans ces conditions précises. À lui de le confirmer.
Iguski Sautonne : du trot monté à l’attelé, le plus fou des paris
Si les deux premiers doublés relèvent du très difficile, celui que vise Iguski Sautonne frôle l’impossible. Le 18 janvier, le pensionnaire de Mathieu Abrivard a remporté le Prix de Cornulier, véritable championnat du monde du trot monté. Trois semaines plus tard, il tente de s’imposer en trot attelé dans un Groupe I. Deux disciplines, deux bioméchaniques, deux mondes.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis 1981, 11 vainqueurs du Cornulier se sont alignés dans le Prix de France qui a suivi. Un seul a gagné les deux : Jag de Bellouet en 2006. Il faut remonter encore plus loin pour trouver d’autres exemples : Bellino II en 1976, année de sa légendaire tétralogie (Cornulier, Amérique, France et Paris dans le même hiver), et Tidalium Pélo en 1970.
Le défi est physiologique autant que sportif. En trot monté, le cheval porte un jockey sur son dos et adopte une cadence différente de celle de l’attelé, où il tire un sulky. Passer de l’un à l’autre en trois semaines demande une capacité d’adaptation hors du commun. Les entraîneurs le savent : ce n’est pas tant la forme physique qui pose problème, mais le « recalibrage » du geste.
Iguski Sautonne dispose toutefois d’un atout non négligeable : le couloir 3 derrière l’autostart, l’un des meilleurs emplacements pour une course de vitesse. Et surtout, il a Mathieu Abrivard aux guides, un homme qui connaît son cheval par cœur pour être à la fois son entraîneur et son driver.
🏇 Le saviez-vous ?
En 1976, Bellino II a réussi ce qu’aucun trotteur n’a reproduit depuis : remporter dans le même hiver le Prix de Cornulier, le Prix d’Amérique, le Prix de France et le Prix de Paris. Une tétralogie qui reste le sommet absolu du trot français.
Trois doublés, trois niveaux de difficulté
Pour y voir plus clair, voici un récapitulatif des trois scénarios qui se joueront dimanche à Vincennes.
| Doublé visé | Cheval | Couloir | Réalisé dans l’histoire | Dernier à l’avoir fait |
|---|---|---|---|---|
| Amérique + France | Hokkaido Jiel (6) | 6 | 13 fois | Idao de Tillard (2024) |
| France + France (consécutif) | Go On Boy (5) | 5 | 9 fois | Bold Eagle (2016-2017) |
| Cornulier + France | Iguski Sautonne (3) | 3 | 1 fois en 45 ans | Jag de Bellouet (2006) |
Dimanche, il n’en restera qu’un
C’est toute la beauté de ce Prix de France 2026 : trois récits se télescopent, mais un seul pourra s’écrire en lettres d’or. Hokkaido Jiel est le favori logique, porté par l’élan de l’Amérique et par un Franck Nivard en état de grâce dans cette épreuve. Go On Boy est le combattant blessé, tenant du titre et assoiffé de revanche après sa disqualification. Iguski Sautonne est l’outsider romanesque, celui dont la victoire provoquerait le plus grand séisme statistique.
Et il ne faudrait pas oublier les dix autres partants, dont certains — Francesco Zet depuis le couloir 1, Epic Kronos en spécialiste des courtes distances, ou encore Josh Power, deuxième de l’Amérique — n’ont aucune intention de servir de faire-valoir. La Speed Race de Vincennes promet un spectacle à la hauteur de son histoire.
Une chose est certaine : quel que soit le vainqueur dimanche à 15h15, le Prix de France 2026 écrira une page d’histoire. Reste à savoir laquelle. Rendez-vous sur la grande piste de Vincennes pour le découvrir.
COURSES HIPPIQUES
PMU
Prix de France Eqwin – Dimanche 8 février à 15h15 – Vincennes
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