Partouche Sport : le site de paris sportifs a fermé le 14 décembre 2024

Partouche Sport, c’est terminé depuis le 14 décembre 2024
Lancée en 2019 sous la marque « PasinoBet », l’offre de paris sportifs du géant français du casino; renommée plus tard « Partouche Sport » a vu son aventure s’arrêter le 14 décembre 2024. Au bout de cinq ans d’activité et de multiples opérations promotionnelles, le bookmaker du casinotier n’a jamais su trouver son public, ni convertir les clients de ses casinos physiques vers son site de paris en ligne.
Le constat est sévère mais limpide : dans un secteur ultra-concurrentiel et verrouillé par une poignée de mastodontes, Betclic, Winamax et Unibet en tête et la venue de Bet365 en France, il est extrêmement difficile pour un nouvel entrant de se faire une place et d’atteindre la masse critique de parieurs nécessaire pour espérer une rentabilité à moyen terme.
Le groupe Partouche a fait les frais de cette dureté du marché des paris sportifs en France, exactement là où ses confrères Barrière et JOA avaient déjà renoncé quelques mois plus tôt.
Casinotiers et paris sportifs : après Joa et Barrière, Partouche a jeté l’éponge
Partouche n’est pas un cas isolé, loin de là. Les deux autres grands casinotiers qui s’étaient lancés sous licence ANJ ont également mis la clé sous la porte : JOABet, du groupe Joa, a fermé fin novembre 2023, et BarrièreBet, du célèbre groupe Barrière, a baissé le rideau le 31 mai 2024. Comme Partouche Sport, ces acteurs du casino « en dur » dont le casino en ligne reste interdit en France, avaient tenté leur chance sur les segments régulés, sans jamais parvenir à décoller.
La licence de BarrièreBet a depuis été rachetée par le groupe belge Circus, qui exploite la marque CircusBet. C’est aujourd’hui le dernier représentant de l’univers casino encore présent dans les paris sportifs français. Combien de temps tiendra-t-il ? La question reste ouverte.
| Casinotier | Marque de paris | Statut en 2026 | Date clé |
|---|---|---|---|
| Groupe Joa | JOABet | Fermé | 30 nov. 2023 |
| Groupe Barrière | BarrièreBet (licence reprise par Circus) | Fermé | 31 mai 2024 |
| Groupe Partouche | Partouche Sport (ex-PasinoBet) | Fermé | 14 déc. 2024 |
| Circus / Gaming1 (Belgique) | CircusBet | En activité | depuis 2024 |
Avec un acteur de moins sur le marché, la concentration des parieurs autour des quelques sites majeurs se renforce mécaniquement — à moins que les nouveaux venus arrivés ces derniers mois ne parviennent à jouer les trouble-fêtes.
De Betsson à DaznBet : les nouveaux venus se pressent sur un marché à plusieurs milliards
Là où les sites gérés par des casinotiers ne semblent jamais tenir dans la durée, d’autres profils tentent leur chance sur un marché qui pèse plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Le maltais Betsson a obtenu son agrément ANJ dès 2023, suivi du groupe balte Olybet, débarqué à l’automne 2024, puis de DaznBet en octobre 2025, l’incursion dans les paris du géant européen du streaming sportif.
Dans le même temps, le haut du tableau s’est lui aussi recomposé. Après l’absorption de Zebet par Parions Sport en Ligne à l’été 2025, c’est la marque Parions Sport en Ligne elle-même qui a disparu : dans la nuit du 23 au 24 mars 2026, elle a fusionné avec Unibet, conséquence directe du rachat du groupe Kindred par FDJ United. Résultat, le quatuor de tête historique est devenu un trio : Parions Sport en Ligne est désormais Unibet, aux côtés de Betclic et Winamax.
Pour les anciens joueurs de Partouche Sport, le message est clair, il leur a fallu retirer leurs gains avant la fermeture, puis poursuivre leur activité chez l’un des opérateurs de référence encore agréés. Les amateurs de promotions ont notamment migré vers les nouveaux entrants, plus généreux en bonus de bienvenue.
Nouveaux sites de paris sportifs en France : Bet365 tiendra-t-il la distance ?
Le carrousel des arrivées et des départs ne s’est pas arrêté et le dernier venu n’est pas n’importe qui. Le 26 mai 2026, le mastodonte britannique Bet365 a officiellement ouvert son offre de paris sportifs en France, sur le domaine bet365.fr, après avoir décroché son agrément ANJ paris sportifs le 16 avril 2026, complété par deux agréments paris hippiques et poker le 19 mai. Le calendrier n’a évidemment rien d’un hasard puisqu’il colle parfaitement au coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, le 11 juin, fenêtre d’acquisition rêvée pour un bookmaker.
Contrairement à Betsson, Vbet ou Betway, qui se sont cantonnés aux paris sportifs, Bet365 déploie une stratégie « full stack », sport, hippique et poker sur un seul compte via sa filiale maltaise Hillside (New Media Malta). De quoi se distinguer immédiatement de la concurrence et donc notre avis sur le site Bet365.fr est très positif.
Sur le papier, la comparaison avec Partouche tourne court. Là où le casinotier dabblait dans les paris sans en avoir l’ADN, Bet365 est l’un des plus gros bookmakers de la planète (une valorisation estimée à une douzaine de milliards de dollars), riche d’une expertise technique et d’une puissance de feu marketing sans commune mesure, il est d’ailleurs sponsor officiel de la Ligue des Champions. Autant dire que la marque est infiniment mieux armée que ne l’a jamais été Partouche Sport.

Et maintenant ? Le pari stratégique de Partouche
Pour le groupe Partouche, la parenthèse des paris sportifs est définitivement refermée. L’entreprise a recentré ses forces sur son cœur de métier, le casino physique ainsi que sur son offre de jeux gratuits Partouche Online. Reste l’horizon de l’iGaming avec la légalisation du casino en ligne en France, un temps espérée, demeure au point mort en 2026. L’amendement glissé dans le budget fin 2024, puis une nouvelle tentative début 2026 assortie d’une taxe contestée, se sont à chaque fois heurtés à la fronde conjointe des opérateurs et des casinos terrestres.










