Loto : le jackpot de 13 millions dans l’Orne est définitivement perdu, record de gain non réclamé
Le plus gros gain jamais abandonné de l'histoire du Loto
Treize millions d’euros qui s’évaporent, voilà un record dont la FDJ se serait bien passée. En restant orphelin, ce jackpot ornais devient tout simplement le plus gros gain non réclamé jamais enregistré en France, toutes loteries confondues. Il relègue loin derrière l’ancien détenteur du triste titre, un ticket de 8 millions d’euros validé à La Chaise-Dieu, en Haute-Loire, et jamais présenté après le tirage du 13 août 2011.
Des gains non réclamés, il y en a chaque année. Mais ils portent presque toujours sur des montants bien plus modestes, le plus souvent des codes My Million à 1 million d’euros, dont les détenteurs ignorent parfois jusqu’à l’existence. Qu’un jackpot de plusieurs millions parte en fumée relève, lui, de l’exception absolue. Interrogée par plusieurs médias, la FDJ a d’ailleurs reconnu n’avoir jamais lancé d’avis de recherche pour une somme aussi élevée.
La combinaison gagnante de ce 24 avril était la suivante issue du résultat du tirage Loto, 2, 12, 16, 20 et 26, avec le numéro Chance 2. Des chiffres que quelqu’un, quelque part dans l’Orne, a bel et bien cochés sans jamais venir les transformer en fortune.
Les plus gros gains jamais abandonnés au Loto en France
Classement des plus importants jackpots du Loto français restés non réclamés.
Que vont devenir les 13 millions d'euros perdus ?
Rassurez-vous, ces 13 millions ne tombent pas dans un trou noir. Passé le délai de forclusion, le ticket perd certes toute valeur mais l’argent, lui, reste dans le circuit du jeu.
Et l’histoire du Loto regorge de précédents savoureux. En avril 2013, les 8 millions oubliés de La Chaise-Dieu avaient donné naissance au Super Loto de l’inconnu : ajoutés à la cagnotte du moment, ils avaient porté le jackpot à 16 millions d’euros, finalement décrochés par un joueur de Polynésie. Rebelote en 2022 avec le Super Loto de la cagnotte oubliée : 6 millions non réclamés en Loire-Atlantique étaient venus gonfler la mise jusqu’à 19 millions d’euros.
Selon toute logique, les 13 millions de l’Orne suivront le même chemin. À une nuance près : le calendrier 2026 des Super Loto est déjà bouclé, et ces tirages d’exception doivent être validés très en amont par l’Autorité nationale des jeux (ANJ). C’est donc plutôt à l’horizon 2027 qu’il faut s’attendre à un nouveau Super Loto hors normes, dopé par cette cagnotte fantôme. De quoi promettre, un jour, un jackpot record à un futur gagnant — qui, lui, on l’espère, pensera à réclamer son dû.
Trois semaines de traque, et puis le silence
Tout n’a pourtant pas été tenté à moitié. Pendant près de trois semaines, la Française des jeux a remué ciel et terre pour retrouver son millionnaire fantôme.
Communiqué diffusé à la presse locale comme nationale, appels lancés en direct pendant les émissions de tirage, relance à une semaine de l’échéance, relais sur les réseaux, l’opérateur a multiplié les canaux. Une ligne téléphonique avait même été ouverte spécialement pour ce dossier. À une poignée d’heures du couperet, ce lundi à la mi-journée, une dépêche de l’AFP relayait encore un dernier appel. En vain. « Une situation exceptionnelle », résumait la FDJ, qui n’avait jamais eu à gérer pareil cas pour un tel montant.
Vendredi, le Loto remet 20 millions d'euros en jeu
La page se tourne, et elle se tourne vite. Dès ce vendredi 26 juin, le Loto enchaîne avec l’un des temps forts de son année, le Grand Loto de l’été. Au programme, un jackpot de 20 millions d’euros qui sera, lui, forcément distribué : si personne ne décroche les cinq numéros et le numéro Chance, la cagnotte est intégralement redistribuée aux rangs inférieurs. Aucun risque, donc, de revivre le scénario ornais.
Cerise sur le gâteau, la FDJ tirera ce soir-là 100 codes gagnants de 20 000 € chacun, contre 10 lors d’un tirage classique, soit 2 millions d’euros supplémentaires à distribuer. L’an dernier, l’édition estivale avait fait plus de 800 000 gagnants en une seule soirée. Reste à valider sa grille avant vendredi 20h15… et, surtout, à ne pas oublier de vérifier ses résultats. La mésaventure de l’Orne est là pour le rappeler.










